Auteure: Alice Hunter
Titre: La fille du serial killer
Editions Lizzie (8H13)
Editions L'Archipel (400 pages)
Paru le 4 juin 2026
Synopsis...
Tel père, telle fille ?
Pour fuir l'ombre d'un père tristement célèbre, Jane a changé d'identité. Aujourd'hui, elle s'appelle Jenny, elle est vétérinaire et vit avec son mari Mark et leurs deux enfants dans un village paisible du Devon.
Un matin, elle reprend connaissance allongée sur le sol de sa cuisine, les ongles couverts de terre. Et aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer au cours de la nuit. Un peu plus tard, elle apprend qu'une jeune femme a disparu la veille au soir...
Son père lui aurait-il transmis ses gènes meurtriers ?
Un matin, elle reprend connaissance allongée sur le sol de sa cuisine, les ongles couverts de terre. Et aucun souvenir de ce qui a bien pu se passer au cours de la nuit. Un peu plus tard, elle apprend qu'une jeune femme a disparu la veille au soir...
Son père lui aurait-il transmis ses gènes meurtriers ?
Mon avis...
J'ai "La femme du serial killer" dans ma PAL, mais je n'avais pas encore sauté le pas avec cette autrice qu'il me tardait pourtant de découvrir. Et bien maintenant c'est chose faite et je suis enchantée de cette rencontre.
Des titres qui se ressemblent, mais deux ouvrages qui ne sont pas des suites. Vous pouvez donc commencer par l'un ou l'autre comme l'envie vous prend ;-)
L'occasion de le découvrir en audio m'a littéralement englouti dans son ambiance anxiogène. Les secrets et mystères sont très nombreux. On sent le mal qui rode, mais on ne parvient pas à définir d'où il vient. On se plait alors à élaborer une foule d'hypothèses.
J'ai beaucoup aimé l'alternance entre Jane et Mark. On a leur vision des faits, leurs inquiétudes et leurs peurs, et on se rend compte du mal que les non-dits peuvent faire à un couple.
La vie de Jane est basée sur des mensonges, même si son quotidien ne l'est pas. Elle est elle-même tout en cachant son passé. Peur d'être jugée par rapport à son père.
Son passé pourtant la rattrape. Une disparition et des dépôts sur son seuil de porte font remonter en elle ses tourments. Elle n'a personne à qui en parler et c'est la nuit, par des trous noirs, que ses angoisses remontent.
L'aspect psychologique de ce thriller diaboliquement bien orchestré est très fort car les personnages eux-mêmes doutent d'eux. On sent la détresse profonde de Jane, son envie de croire en elle tout en ayant peur de ce qu'elle aurait pu commettre parce que son père l'a fait.
J'ai adoré les chapitres consacrés à son père. Il s'y livre sur ses actes, mais surtout sur l'amour qu'il porte à sa princesse.
Jusqu'au bout on cherche, on se méfie et puis, tout d'un coup, les choses commencent à s'éclaircir et tout s'emboite. L'auteure nous réserve de jolies révélations, certaines que l'on pressent peu à peu sur les derniers instants qui précèdent, d'autres totalement inattendues.
Un récit palpitant où les moments de tension sont nombreux, où le flou est tenace, où l'angoisse s'installe pour ne plus nous quitter. Car voilà, lorsqu'on pense que tout est fini, les dernières lignes relancent le suspense et l'inquiétude.
Un excellent moment d'écoute.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire