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"J'avais les nuits et toujours trop de pardons" Cyriel Bleu


Auteur: Cyriel Bleu
Titre: J'avais les nuits et toujours trop de pardons
Editions Double Ponctuation
278 pages
Paru le 26 mai 2026

Synopsis...

"Nos parents construisent soigneusement un univers loin de la violence, loin de ce qu'ils ont vu, que rien ne se reproduise, surtout pas de cri entre ces tapisseries choisies et ces montagnes de livres. Ils ont toujours un plan en place pour que tout le monde soit heureux, surtout moi et mon frère." Une après-midi, seize ans plus tard, tout est revenu. Ce jour-là, le frère, le viol. Alors, pour combler les trous, il a commencé à écrire. Ce qui ne devait être qu’un aide-mémoire pour retrouver les traces de son enfance devient une longue lettre à envoyer.


Mon avis...

Un roman autobiographique pour lequel je ne donnerais pas d'avis mais un ressenti. Pas de note sur les plateformes. Car, qui suis-je pour dire si ce texte qui aura été comme un exutoire pour l'auteur, ces mots qu'il a choisis pour nous conter son histoire, est bon ? Des mots empruntés et des mots qui sont les siens. 

16 ans durant lesquels sa mémoire l’a protégé du souvenir des sévices vécus. Mais là, c’est la descente en enfer.

Comment faire face à sa petite amie dont la relation se délite peu à peu ? À ce frère responsable mais qu’il aime ? À ses parents ? À ses amis ? À toutes les personnes qui ont un impact sur sa vie ? 

C’est trouver le courage de l’expression après s’être abreuvé à celle des autres. Réussir à utiliser les bons mots. Que naisse la capacité de parler pour dire et peut-être prendre le chemin de la guérison. 

Une société de patriarcat. On parle des femmes mais pas assez des hommes qui sont eux aussi victimes. On parle du viol, mais qu'en est-il de l’interprétation des jeux d’enfants ? Arrêtons de faire du sexe un tabou pour les plus jeunes car les premières découvertes de notre corps peuvent arriver très jeune.  Notre société doit trouver un juste milieu.

Ce livre est dur et, je l’avoue, j’ai eu besoin de le mettre sur pause à un moment pour m’aérer avec une lecture plus légère. Pourtant, l’auteur témoigne sans jamais partir dans le trop, les faits sont succinctement dits mais sans rentrer dans un détail qui, il l’a bien compris, n’est pas nécessaire. 

Une lecture qui n’aura pas été simple car les tourments de l’auteur sont aussi profonds que palpables. 

Bravo à lui d’avoir livré ce témoignage. 

"Tout au bout de la mer" Lalla Romano


Auteure: Lalla Romano
Titre: Tout au bout de la mer
Editions La Croisée
Paru le 7 mai 2026
256 pages

Synopsis...

Ils se sont connus très jeunes, dans les montagnes de l’Italie du Nord, un peu avant la guerre. Ils ont été séparés par la maladie, après des décennies de vie commune, amoureuse, complexe, évidente, émaillée de grands et petits événements qui font la beauté mystérieuse des souvenirs. Au crépuscule, la grande écrivaine italienne Lalla Romano, proche de Pavese, Ginzburg et Morante, a pris la plume pour composer Tout au bout de la mer : la symphonie en deux mouvements d’un amour immortel, célébrant les quatre premières années et les quatre derniers mois de leur union.


Mon avis...

Ce livre, ce sont des mémoires autour d'une relation amoureuse très forte.

Des chapitres courts d'une ou deux pages qui nous racontent l'amour, sa naissance avec les 4 premières années et le moment où ils vont être séparés, les 4 derniers mois.

Une très belle profondeur dans ce texte très intime. Des petits bouts de vie, des souvenirs, des passages importants.  

Une foule de chapitres qui nous disent qui ils étaient. Elle sauvage, lui plus posé. A eux deux, c'est un amour très beau et très fort. Tous témoignent de qui ils étaient par leurs visions, leurs actes, leurs ressentis. Il y a tant de petites choses qui nous montrent leur amour. C'est très beau.

Une plume qui nous emporte en Italie et nous fait découvrir ses paysages. Mais aussi, ils sont d'une autre génération, et ce sont des manières de faire, des obligations différentes de peur du qu'en-dira-t-on à leurs débuts.

Les émotions de Lalla se ressentent à travers les mots qu'elle choisit, dans sa façon de raconter. 

J'avoue néanmoins avoir eu un peu de mal à certains moments où je me sentais un peu perdue et ça m'empêchait d'être bien dans le texte. 

Un texte intimiste au style peu commun qui nous dévoile la vraie vie, mais surtout l'amour entre l'autrice et son mari. J'ai passé un agréable moment. 


"Fêlée" Isabelle Félix


Auteure: Isabelle Félix
Titre: Fêlée
Editions Les ateliers de l'escargot
Paru le 26 janvier 2026
275 pages

Synopsis...

"Fêlée", un récit bouleversant autour de la maladie mentale.
« Fêlée », c'est un récit pour conjurer la honte. Honte de la maladie mentale. Honte de la bipolarité, des phases de toute puissance, des phases de fond du trou.

Léon, le fils d’Isabelle, a eu honte aussi. Il a appelé à l'aide, il a crié, il a hurlé.
En vain. Les portes auxquelles il a frappé sont restées fermées. Aveugles et sourdes.
C'était il y a cinq ans. La maladie l'a emporté.

Alors Isabelle a pris la plume pour raconter. Son histoire et celle de son enfant. Pour raconter un deuil fait de communions collectives et de défis sportifs.


Mon avis...

Un roman autobiographique qui nous emporte et dans lequel l'auteure se livre pleinement sur la maladie dont elle souffre : la bipolarité.

Un titre percutant "Fêlée" pour un texte qui va nous montrer son combat, mais aussi son acceptation de la maladie. Parce qu'elle n'est pas "folle", non, elle est atteinte d'un trouble grave qui fait d'elle une femme à la double personnalité. Il y a elle et il y a l'autre. Il y a les hauts et les bas. Il y a des trous noirs qu'elle découvre grâce à ses proches. 

Ce que j'ai trouvé beau et qui, je pense, est rarement le cas, c'est l'entourage qu'elle a. La façon dont les personnes qui tiennent à elle sont là pour l'aider, pour l'accompagner. La faculté qu'ont ces derniers à garder leur calme lorsqu'elle est au pire de la folie. Dans son malheur, c'est une chance. 

Cette histoire percute et bouleverse. Elle partage avec nous son calvaire, ses ressentis, ses hauts et ses bas. Elle partage aussi ses drames. Des moments terribles qui m'ont donné les larmes aux yeux. Mon petit cœur de maman a souffert pour elle. 

J'ai envie de lui dire "Bravo Isabelle" pour ta force de résilience. Bravo de ne jamais avoir perdu espoir. Bravo d'avoir, même lorsque tu n'en étais pas capable, toujours voulu essayer d'aller de l'avant. Oui, il y a des instants où tu n'étais plus toi-même, mais lorsque tu revenais à la surface, tu étais merveilleusement forte. 

L'erreur est humaine et elle nous raconte les siennes. Les blessures qu'elle a pu infliger, mais aussi celles dont elle se croit injustement coupable. C'est une femme bien. Une femme qui a envie d'aider les autres, une femme qui regroupe pour marquer ou pour se souvenir. 

Elle dépeint aussi le malheur d'un système qui n'est pas comme il devrait être et donc pas toujours en mesure de fournir l'aide adaptée.

Un texte percutant, vibrant et bouleversant sur la maladie mentale. Il ouvre les yeux et aide à voir les choses autrement.

Merci Isabelle d'avoir pris la plume pour nous raconter ton histoire. 
 

"Cette infirme partie de moi" François Colinet & Olivier Bailly

 


Auteur: François Colinet & Olivier Bailly
Titre: Cette infirme partie de moi
Editions Couleur Livres 
Paru le 26 novembre 2025
264 pages

Présentation...

Je suis psychologue, journaliste, professeur. Et aussi une personne handicapée. Né avec une IMC (Infirmité motrice cérébrale), je grandis dans une famille qui refuse de m'enfermer dans mes fragilités. Ma vie ? Une succession d'aventures, de rencontres, de musiques et de douleurs. Mais ce handicap, même s'il n'est qu'une infime partie de moi, finit par tout rattraper. Comment continuer à avancer quand le corps résiste ? Comment concilier le désir d'autonomie et l'affaiblissement physique ? Jusqu'où accepter de souffrir pour continuer à savourer les plaisirs du chemin ? De la rencontre avec le journaliste Olivier Bailly est née l'envie de raconter ce parcours singulier et pourtant universel. Comment renoncer sans abandonner ? C'est toute l'histoire de François. Et la nôtre. 


Mon avis...

Une biographie, un document sur l'histoire d'une vie. Celle de François, frappé d'un handicap, tout comme celles et ceux qui se retrouvent en lui.

Avant toute chose, j'ai envie de commencer par dire MERCI à François d'avoir pris la plume car son ouvrage est aussi riche que vrai. Parce qu'il est un excellent support pour sensibiliser et ouvrir les yeux des gens sur ce que c'est d'être porteur d'un handicap.

En tant que personne dite "normale" (je n'aime pas ce mot mais bon), on ne s'imagine pas ce qu'est la vie des personnes qui portent une infirmité. Et je vous l'avoue, je n'aurais jamais imaginé tout ce que j'ai appris dans ce livre. 

Ce texte, à travers les extraits de vie qu'il nous partage, nous parle d'un combat pour être accepté des autres, pour accepter les défaillances de son propre corps mais aussi, pour accepter le regard que les autres portent. 

Ce sont aussi toutes les choses qui ne vont pas dans l'espace que l'on occupe, dans les aides qui pourraient être données. Oui, on voit une évolution dans les dernières années mais, malheureusement, cela n'est pas suffisant. 

Et puis, il y a les joies de cette vie en communauté qui, au-delà du handicap, lui a offert beaucoup. La vie seule qui, elle aussi, par ce besoin d'aide constant, lui a permis de superbes rencontres. Son dévouement aux autres a aussi un superbe impact. 

Plus d'une fois, j'ai été choquée. Plus d'une fois, j'ai été bouleversée. Très souvent, j'ai eu le sourire aux lèvres. 

J'en ressors admirative face à la faculté de résilience qu'a François, devant la manière qu'il a de mener sa vie. Eblouie aussi par sa bienveillance aux autres. 

Un ouvrage à découvrir ! 

"Bonne fête des mères, Papa!" Roland Perez


Auteur: Roland Perez
Titre: Bonne fête des mères, Papa!
Editions Les Escales
Paru le 20 février 2025
208 pages

Synopsis...

Litzie, la femme adorée de Roland et la mère chérie de ses trois enfants, vient de mourir. Veuf à quarante-cinq ans, Roland refuse de se laisser abattre. Au contraire, il décide d'enchanter leur vie de famille en la rendant la plus joyeuse possible, tout en faisant vivre le souvenir de leur mère disparue.
Harold, Lorie et Ludivine sont la prunelle de ses yeux. Ce qu'il a de plus cher au monde. Sa priorité, quelles que soient les circonstances. Alors, avec l'aide de ses amis, de ses frères, de ses sœurs et surtout de l'extraordinaire Esther, sa mère, Roland devient non seulement le père, mais aussi la mère de ses enfants.
Entre les contraintes de la vie domestique et ses multiples obligations professionnelles, Roland jongle en tentant de garder l'équilibre et d'accompagner au mieux ses petits vers l'âge adulte, pendant que son entourage le presse de s'ouvrir à de nouvelles rencontres... D'une situation cocasse à l'autre, il nous entraîne dans cette folle aventure qu'est le quotidien d'un père célibataire avec trois enfants.


Mon avis...

3e tome d'une fabuleuse série dans laquelle l'auteur nous livre sa vie avec ses bonheurs et ses malheurs. 

Son grand amour n'est plus, il doit désormais assumer le rôle de la mère en plus de celui de père. Et je vous le dis, ces enfants ont eu énormément de chance, car c'est un papa en or. Il n'hésite jamais à mettre ses propres envies de côté pour privilégier celles de ses enfants, il sait aussi se montrer plus dur lorsqu'il pense qu'un d'eux commet une erreur. D'un soutien indéfectible, un sacré Papa !

Chaque page est comme une bouffée d'amour tant les liens qui unissent Roland à ses enfants, mais aussi aux autres membres de sa famille, sont forts. C'est profondément beau, touchant et émouvant aussi parfois. Des émotions fortes, vibrantes. 

Un roman drôle aussi par toute une série de situations rocambolesques. Mais aussi par Esther, cette grand-mère, cette femme de poigne exceptionnelle, tellement entière et touchante. Même si elle n'est plus, j'ai adoré la retrouver dans de nouvelles anecdotes. Elle qui a eu un tel impact dans la vie de sa famille, avant et même après sa mort.

Il poursuit le fil de l'histoire après les deux précédents livres, mais il nous livre aussi d'anciens souvenirs dans lesquels on retrouve son épouse. On ressent que cet amour ne s'éteindra jamais et à quel point elle aussi a été une femme exceptionnelle, solaire.

Trois livres qui auront tous été des coups de cœur. 

Je suis maintenant très curieuse de découvrir le film qui s'annonce superbe. 

Merci à l'auteur d'avoir pris la plume pour partager avec nous sa vie, avec ses joies, ses peines, beaucoup de rires, de situations cocasses et surtout un amour indéfinissable tant il est grand. 


"Sonny Boy" Al Pacino

 


Auteur: Al Pacino
Titre: Sonny Boy
Editions du Seuil
Paru le 18 octobre 2024
384 pages

Présentation...

Sonny Boy est l’autobiographie d’un homme qui n’a plus rien à craindre et plus rien à cacher. La part belle est faite à tous ses grands rôles, aux collaborations essentielles et aux relations importantes, mais aussi au mariage délicat entre la créativité et la célébrité au plus haut niveau. Le fil conducteur du livre, cependant, est la passion et la détermination. L’amour peut vous faire défaut, et vous pouvez échouer dans vos ambitions – les lumières qui brillent peuvent aussi pâlir. Mais Al Pacino a eu la chance de tomber amoureux de son art bien avant d’avoir la moindre idée des récompenses terrestres qu’il lui apporterait, et cet amour n’a jamais faibli. C’est ce qui a fait toute la différence.


Mon avis...

Dans Sonny Boy (le surnom que sa mère lui donnait enfant) l’icône Al Pacino revient sur sa vie du haut de ses 84 ans et reste fidèle à son image attachante. 

Toujours terre à terre, il nous donne l’impression de discuter avec lui autour d’une table. Il nous immerge dans son enfance en plein South Bronx (New York) et nous raconte l’absence de son père, la mort de sa mère (son plus grand regret est qu’elle n’aura jamais su ce qu’il est devenu), la perte de la plupart de ses amis d’enfance. 

Il revient sur ses premiers petits boulots comme placeur dans des cinémas ou au triage de cageots dans un magasin de fruits et légumes, à ses premières pièces de théâtre et bien sûr, à sa légendaire carrière d’acteur de cinéma ainsi qu’à ses plus grands rôles (Le Parrain, Scarface, Serpico, Heat et bien d’autres). 

Je m’attendais à plus d’anecdotes de tournage de ses films, mais certains livres dédiés font déjà le job. Il compense cela en nous livrant ses propres anecdotes tout au long de sa vie, avec ses succès et ses chutes, toujours avec beaucoup d’autodérision. 

Un livre qui nous fait passer de bons moments avec ce monstre sacré du cinéma, au plus près de lui dans les coulisses. 

Un homme âgé qui a conscience d’être proche de la mort, mais qui croque la vie jusqu’au bout avec l’arrivée d’un quatrième enfant dernièrement et sa volonté de continuer à tourner jusqu’à ce que « le tic-tac de l’horloge s’arrêtera ».

*Sur la photo, mon mari avec Al Pacino lors d'un évènement organisé à Paris

"Comment j'ai échappé au malheur" Annick Perez

 


Auteure: Annick Perez
Titre: Comment j'ai échappé au malheur
Editions Ramsay
Paru le 17 janvier 2024
128 pages


Synopsis...

Quand Anouck voit venir vers elle les bras tendus de Vincenzo, elle comprend que sa grande soeur, sa boussole, sa meilleure amie vient de mourir à l'Hôpital Saint- Joseph. Un silence étrange coule dans ses veines au milieu des gens qui se jettent sur elle pour la consoler. Elle décide de courir le plus loin possible à sa manière avec ce Walkman rouge qui ne la quittera pas durant 3 ans, accompagnée d’un certain Jean-Jacques Goldman


Mon avis...

Ce roman est fort et beau.

Pourtant, ce roman n'est pas toujours simple à suivre. L'auteure nous conte son histoire comme elle l'a vécue. 

Un texte autobiographique qui, au départ, nous perd un peu. Pas toujours évident de bien tout cerner parce que Anouck est elle-même perdue depuis la mort de soeur. 

Jusqu'au jour où, d'où elle est, Monica va la conduire aux chansons de JJG. Là, ses chansons dans un walkman rouge ne vont plus quitter Anouck. Nombreuses seront les personnes qui la penseront folle au point de vouloir l'internet. Elle-même aura du mal à mettre des mots sur ses maux. 

L'esprit se libère aussi parce qu'il se lance dans un roman, celui de Jean-Jacques et de son frère. Elle a une plume, mais son texte dérange. 

De belles émotions mais aussi des rires lorsque l'on voit le chanteur avoir peur de Anouck. Leurs chemins se croisent très souvent. Par le hasard, et puis grâce aux amis qui la soutiennent. Car sa folie sera aussi leur rédemption. 

De l'humour aussi dans certaines situations qui ont un petit quelque de rocambolesque ou d'insolite. Je pense notamment à un passage de la dernière partie qui m'a beaucoup fait rire. 

On ressent aussi énormément d'amour de ses proches qui l'entourent. Anouck, une jeune femme à part, entière, touchante dans ses faiblesses et dans ses forces et aussi très drôle dans son innocence.  

Ce que j'ai particulièrement aimé dans ce roman, c'est sa fin que je trouve parfaite. Elle est un superbe message d'amour. Je ne vous en dirais pas plus pour vous laisser le plaisir de la découvrir et d'en ressortir, comme moi, ému. 

Une fin lumineuse. 

"Ma Mère, Dieu et Litzie" Roland Perez


Auteur: Roland Perez
Titre: Ma Mère, Dieu et Litzie
Editions les Escales
Paru le 26 octobre 2023
192 pages


Synopsis...


Quand Roland rencontre Litzie, en pleine Pâque juive, Esther, sa mère, jette immédiatement son dévolu sur la nouvelle amie de son fils. C'est écrit : ces deux-là sont faits l'un pour l'autre ! Mais Litzie est mariée. Ainsi commence leur grande histoire d'amour.

Malgré des débuts houleux, entre secrets, dilemmes et trahisons, Roland et Litzie finissent par donner raison à Esther. Ils se marient, ont trois enfants et montent ensemble leur cabinet d'avocats. Ils filent le parfait amour... jusqu'à ce que la maladie vienne assombrir le tableau idéal de leur vie.


Mon avis...

Une nouvelle fois l'auteur se livre à nous de manière entière avec ce roman, ce récit de vie qui est cette fois un hommage à sa femme, Litzie, son plus bel et grand amour. 

Avec finesse, il nous plonge dans la profondeur des sentiments. Dans sa vie qui a connu des hauts et des bas. Dans le bonheur aux côtés de sa famille, sa femme et ses enfants. 

Je ne compte pas le nombre de fois où j'ai été profondément émue par ses mots. Je n'ai d'ailleurs pu retenir ma petite larme à certains passages très poignants. 

Au fil du texte, il se livre tout en gardant une belle pudeur. Il ne s'agit pas d'un étalage, non, il s'agit d'amour avant toute chose. Un amour intense et unique. 

Litzie, une grande dame, une femme entière avec un coeur énorme. Elle m'a épatée, étonnée, émue. On se l'imagine parfaitement à travers les mots de l'auteur. 

Ce que j'aime aussi dans la plume de l'auteur, c'est l'humour bien présent lui aussi. Il donne au texte une belle touche de légèreté.  

C'est une nouvelle fois un immense coup de coeur. 

Un grand merci à l'auteur de nous avoir livré, après son enfance, sa fabuleuse histoire d'amour. 

"Ce que nous désirons le plus" Caroline Laurent


Auteure: Caroline Laurent
Titre: Ce que nous désirons le plus
Editions Les Escales
208 pages
Paru le 18 aout 2022

Synopsis...

Écrire est la réponse que je donne à une question qu'on ne me pose pas.

Un jour une amie meurt, et en mourant au monde elle me fait naître à moi-même. Ce qui nous unit : un livre. Son dernier roman, mon premier roman, enlacés dans un seul volume. Une si belle histoire.
Cinq ans plus tard, le sol se dérobe sous mes pieds à la lecture d'un autre livre, qui brise le silence d'une famille incestueuse. Mon cœur se fige ; je ne respire plus. Ces êtres que j'aimais, et qui m'aimaient, n'étaient donc pas ceux que je croyais ?
Je n'étais pas la victime de ce drame. Pourtant une douleur inconnue creusait un trou en moi.
Pendant un an, j'ai lutté contre le chagrin et la folie. Je pensais avoir tout perdu : ma joie, mes repères, ma confiance, mon désir. Écrire était impossible. C'était oublier les consolations profondes. La beauté du monde. Le corps en mouvement. L'élan des femmes qui écrivent : Deborah Levy, Annie Ernaux, Joan Didion... Alors s'accrocher vaille que vaille. Un matin, l'écriture reviendra.

Mon avis...

Une lecture dans laquelle l'auteure se dévoile. Elle nous ouvre son coeur et ses pensées sur ce qu'elle a vécu, sur le drame, sur les tourments, sur les petits riens qui vont l'aider à retrouver le goût de l'écriture. 

A travers ses mots, ses réflexions ou le partage de citations, l'auteure rend hommage à l'écriture et la littérature. Elle m'a amené à voir tout cela autrement. 

D'abord l'horreur des révélations qui engendre le harcèlement. Tous se posent des questions sur ce qu'elle savait. Elle même ne sera plus où elle en est. Perdue... elle va devoir redéfinir l'amitié, l'amour, pour comprendre les liens qu'elle avait réellement tissés avec son amie. A t'elle était flouée dans cette relation!?

L'écrivaine qu'elle est se retrouve meurtrie dans un brouillard qui l'empêche d'écrire comme avant. La fiction n'a pour elle plus de sens. Poser les mots sur une page, elle en a besoin mais elle n'y arrive plus. Elle va devoir se retrouver elle-même pour pouvoir à nouveau s'épanouir dans cette écriture qui est si chère à son coeur. 

L'auteure se livre à nous entière et sincère. Elle partage avec nous sa vie et son enfance peu commune. Dans un style fluide, elle nous embarque dans ce drame qui va la marquer et dans les lourdes conséquences sur sa vie. Une mise à nu poignante. 


"Passeport" Sophia Glock

Auteure: Sophia Glock
Titre: Passeport
Editions Casterman
Parution le 17 aout 2022
312 pages

Synopsis...

Parents murés dans leurs non-dits, déracinement, inconfort du statut d'expat... Sophia ressent intuitivement que quelque chose de trouble se joue dans la cellule familiale. L'année de ses 17 ans, fraîchement débarquée dans un nouvel Etat d'Amérique latine, elle va tenter de vivre une adolescence normale. 

Mon avis...

Une autobiographie, un roman graphique dans lequel l’auteure nous livre son passé à travers le texte mais aussi dans les illustrations. 

Une vie où règne le secret sur le métier de ses parents. Mais aussi les secrets de l’adolescence avec les découvertes propres à cet âge et les expériences que l’on souhaite cacher à ses parents. 

On ressent les sentiments de Sophia. Une jeune fille qui se cherche dans l’amitié et dans l’amour. Elle aime sa famille. Y trouve parfois de l’injustice mais continue d’avancer et d’apprendre en se restant fidèle. 

Des passages légers et d’autres plus intenses. La découverte de certaines réalités et la tristesse qui y est mêlée. Une jolie profondeur dans les sentiments. 

J’ai adoré les dessins et les tons choisis. De la finesse et de la sobriété. A eux seuls ils illustrent parfaitement les sentiments.

Ma fille a tout de suite été intriguée en feuilletant le livre mais j’attendrais qu’elle est 13/14ans pour le lui laisser. Certains points évoqués demandent une certaine maturité pour être bien compris et bien appréhender.   





"Une année douce-amère" Olivia Potts


Titre: Une année douce-amère
Auteure: Olivia Potts
Editions Les Escales
352 pages
Paru le 4 novembre 2021

Synopsis...


À la mort de sa mère, Olivia Potts, dévastée, décide de noyer son chagrin en confectionnant des pâtisseries. Avocate, elle rentre du travail épuisée puis se met aux fourneaux, prépare des banana breads et autres douceurs, y consacre tout son temps libre. Si ses gâteaux et ses crèmes anglaises sont bien souvent ratés, la cuisine lui offre un refuge et prend peu à peu une autre dimension. Et si cela devenait un moyen de construire une nouvelle vie, de donner du sens à son existence sans sa mère ?
Olivia concocte alors un plan, imagine un futur loin des magistrats et plus près des macarons. Elle quitte le barreau, s'inscrit au diplôme de pâtisserie du Cordon Bleu et plonge la tête la première dans le monde de la pâtisserie, de ses défis, ses frustrations et ses récompenses.

Mon avis...


Le synopsis me tentait énormément mais malheureusement le charme n’a pas opéré. Je reconnais et j'admire la force de l’auteure d’avoir livrer dans ce texte sa vie, sa reconstruction et son amour immense pour sa mère. Une belle manière pour elle de l’honorer en lui apportant une forme de délivrance dans son deuil. 

C’est beau lorsqu’elle parle de sa mère mais, pour le reste, je me suis perdue dans le trop des descriptions. L’aventure même de l’apprentissage de la pâtisserie, je l’ai vu comme une épreuve tant c’est souvent assez dur. 

J’ai aimé l’idée d’illustrer les fins de chapitres avec des recettes car cela apporte une jolie touche d’originalité et soyons francs, ce livre donne envie de manger. 


"Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan" Roland Perez


Titre: Ma mère, Dieu et Sylvie Vartan
Auteur: Roland Perez
Editions les Escales
Paru le 7 octobre 2021
224 pages

Synopsis...


Roland, dernier enfant d'une famille juive séfarade, n'est pas un petit garçon comme les autres. Les médecins sont formels : il ne marchera jamais. Mais Esther, sa mère, refuse de le croire. Elle parcourt Paris, de spécialiste en spécialiste, son fils dans les bras, à la recherche du médecin qui fera un miracle.

Niché dans un HLM du XIIIe arrondissement, l'appartement familial est devenu le territoire de Roland. Un terrain de jeu qu'il explore à quatre pattes, prêtant oreille aux discussions de sa mère et de ses voisines, à leurs prières et chuchotements bienveillants, tout en attendant avec impatience le retour de ses frères et sœurs de l'école. Le monde extérieur, c'est à travers la télévision qu'il le découvre. Il y rencontre Sylvie Vartan, une fée bienveillante à la carrière naissante, dont la voix l'accompagnera sur le chemin de la guérison.

Et quand le miracle auquel sa mère n'a jamais cessé de croire se produit enfin, que Roland, qui a alors sept ans, parvient à faire ses premiers pas, c'est un monde nouveau et infini qui s'offre à lui : les trottoirs de Paris, le métro, et surtout l'École des enfants du spectacle...

Mon avis...


Un coup de cœur pour ce magnifique roman qui nous raconte la vie. C’est beau, touchant, drôle et terriblement émouvant. J’ai ri, j’ai eu les larmes au yeux et la gorge nouée. 

Un magnifique hommage à Esther, maman de l’auteur et femme exceptionnelle. J’aurais aimé avoir la chance de la connaître. Un sacré caractère et une détermination infaillible. Mais surtout un cœur immense, un cœur d’or. 

Un vécu raconté avec finesse, humour et émotion. Roland qui, malgré son handicap, a toujours était un enfant souriant, plein de vie et très intelligent. Une fratrie belle et unie. Un père en retrait mais tellement fou d’amour pour les siens. 

Ce roman met du baume au cœur. Il est une bouffée d’espoir.

Je vous le recommande vivement.

 

« La meilleure façon de marcher est celle du Flamant rose » Diane Ducret

 



Auteure: Diane Ducret
Titre: La meilleure façon de marcher est celle du Flamant rose
Editions Flammarion
Paru le 28 février 2018
273 pages


Synopsis...


La loi de Murphy n'est rien comparée à la loi d'Enaid : tout ce qui est susceptible de mal tourner tournera plus mal encore qu'on aurait humainement pu le prévoir. Après avoir été quittée à Gdansk par téléphone, Enaid se rend à l'évidence : les fées qui se sont penchées sur son berceau ont dû s'emmêler les pinceaux. Comment expliquer, sinon, la sensation qu'elle a depuis l'enfance qu'il lui a toujours manqué quelqu'un ? Il y a de quoi se poser des questions quand les parents adoptifs sont en fait les grands-parents, que la mère est danseuse de nuit, que le père change de religion comme de famille, que les bunkers de l'ETA servent d'école buissonnière. Et que l'accident d'un instant devient la fracture de toute une vie... On peut se laisser choir ou faire le saut de l'ange. Être boiteux ou devenir un flamant rose. Sur ses jambes fragiles, tenir en équilibre avec grâce par le pouvoir de l'esprit, un humour décapant et le courage de rester soi.

Mon avis...


A travers ce roman, c’est sa biographie que nous livre l’auteure. 

Ce sont ses trente premières années d’une vie parfois rocambolesque, dangereuse, aventureuse ou encore dramatique. 

C’est une héroïne, Enaid dont le nom n’est autre que l’anagramme de Diane, l’auteure. Une jeune femme fragile, un peu perdue, trop gentille et souvent insouciante. Avec elle, on va vivre son quotidien et ses évènements marquants. Des rencontres bonnes ou mauvaises qui auront un impact sur sa perception d’elle-même et de la vie. 

La plume de l’auteure est fluide, agréable et avec de jolies petites notes d’humour. Une présentation sous forme de chapitres assez courts qui donne du rythme. Sans être pleinement fascinée, j’ai aimé découvrir son monde et ce dont par quoi elle a dû passer pour arriver où elle en est.  

Lorsque j’ai lu le synopsis je dois avouer que je m’attendais à autre chose. Plus d’humour et aussi un petit quelque chose de développement personnel que je n’ai pas trouvé. C’est une autobiographie que j’ai découvert. J’ai été touchée par Enaid. Sans jugement, j’ai suivi avec intérêt son cheminement. Parce qu’on commence par la fin, j’ai eu envie d’en savoir plus, de comprendre comment elle en était arrivée là où elle est. 


"Oublier les fleurs sauvages" Céline Bentz

Auteure: Céline Bentz
Titre: Oublier les fleurs sauvages
Editions Préludes
352 pages
Paru le 25 aout 2021

Synopsis...


Dans la famille Haddad, on sait qu’il faut beaucoup de courage et de détermination pour échapper à un destin que l’on n’a pas choisi. C’est ainsi que les parents ont élevé leurs sept enfants ; mais des quatre filles, c’est sur l’espiègle et intelligente Amal que leurs espoirs reposent : elle ira faire ses études en France, horizon lointain qui la fait rêver depuis toujours. Jusqu’au jour où la jeune fille croise la route du beau Youssef aux yeux vairons, un homme qu’elle n’a pas le droit d’aimer…
Des rues d’un pays coloré et instable aux pavillons de la banlieue de Nancy, de la chaleur du Liban aux hivers froids de l’Est de la France, après bien des obstacles, entre extase et violence, Amal connaîtra le goût amer de l’exil mais aussi celui, infini, de la liberté.

Mon avis...


    Un premier roman qui m’a séduite par la qualité de sa plume et son contenu inspiré de l’histoire familiale de l’auteure.
    Un texte riche qui reflète la réalité d’une époque difficile. Vivre dans un pays en guerre et rêver d’un avenir plus radieux. L’émigration et les sentiments contraires qu’elle finit par inspirer malgré toute l’opportunité qu’elle représente. La vie n’est jamais simple et il faut l’accepter et s’adapter.
    Amal est une jeune femme très attachante, pétillante et entière. Elle a du caractère et est déterminée à aller loin. Elle se donnera totalement dans ses études pour elle-même mais aussi pour ses proches. Ses parents et ses frères et sœurs qui ont une place toute particulière dans son coeur.
    Une famille dans laquelle tout n’est pas rose et où de nombreuses difficultés vont venir frapper le quotidien. Un quotidien emprunt d’une culture libanaise avec ses croyances religieuse et politique mais aussi, ses manières de vivre qui manquent parfois de modernité.
    Puis l’amour qui arrive à l’imprévu fort et impossible pour de nombreuses raisons. Amal va apprendre à faire ses propres choix tout en restant fidèle à elle-même mais également à ses parents qui lui ont tout donné.
    Un récit vivant et vrai dont la tournure des évènements ne sera pas toujours celle attendue par le lecteur. L’auteure nous livre un message à la fois dur et beau, la réalité d’une vie racontée avec finesse dans ses joies et ses peines.


 

"La petite dernière" Susie Morgenstern


Auteure: Susie Morgenstern
Titre: La petite dernière
Editions Nathan
224 pages
Paru le 24 aout 2017

Synopsis...


Les PETITES dernières veulent aussi faire de GRANDES choses !
La petite Susie grandit dans les années 50, à Newark aux États-Unis, dans une famille juive de trois enfants. De trois filles plus exactement : Sandra, Effie et elle, Susie, la " petite dernière ". Et c'est son grand drame d'être la troisième. Seules ses aînées se voient confier de véritables missions par leur mère : préparer les légumes, mettre la table... Elle, elle n'est même pas digne d'éplucher les patates, elle doit se contenter de faire ses devoirs ! Et ses sœurs prennent toute la place : Sandra est " la plus jolie ", Effie " la plus drôle ".Que lui reste-t-il de spécial ?

Mon avis...


Une lecture jeunesse où notre héroïne a 10 ans. La petite dernière d’une famille de trois. Trois sœurs biens différentes. Sandra la belle, Effie la marrante et Susie l’intellectuelle.
Des chapitres avec chacun un thème qui nous fait découvrir des passages de vie. A travers toutes ses petites chroniques, nous allons découvrir la culture juive avec ses rites et la façon dont ils sont pratiqués. Nous allons vivre des moments touchants et drôles mais aussi les petits conflits entre sœurs. Un récit qui regorge d’amour filial et fraternel.
Susie nous raconte son quotidien avec ses yeux d’enfant tandis que les mots choisis par l’auteure sont beaux, justes et pas enfantins tout en restant accessibles au lecteur visé. Susie qui ne comprend d’ailleurs pas toujours certains termes du langage des adultes. Susie qui se sent unique lorsqu’elle est à l’école, lorsqu’elle ramène les meilleures notes et les prix de concours d’orthographe car, alors, elle n’est plus la petite dernière.
Le genre de roman jeunesse que j’affectionne tout particulièrement parce que, outre son histoire belle, drôle et touchante, ce qu’il nous livre sur, notamment, la culture juive, est réellement intéressant.


 

"L'Ange de Pigalle" Linda


Auteure: Linda
Titre: L'Ange de Pigalle
Editions XO
521 pages
Paru le 11 mars 2021

Synopsis...


Linda a aujourd'hui soixante-dix-sept ans. Enfant, elle a grandi dans une maison sans eau, sans électricité... sans argent. Lorsqu'un garçon la séduit et la conduit dans sa Buick à Paris, l'innocente se rêve une autre vie.

Mais en cet hiver 1963, Gérard l'oblige, à tout juste dix-neuf ans, à se prostituer. De morsures en caresses, il l'enchaîne à ce métier. Une plaie s'ouvre, qui ne se refermera jamais.

À travers la voix de linda qui se livre à cœur ouvert, c'est le parcours de toutes les infortunées qui se raconte de l'intérieur – l'extrême violence des débuts, l'engrenage de l'argent, les avortements, les demandes sexuelles les plus effrayantes, mais aussi d'infinis moments de tendresse avec certains clients.

Ce livre, Linda l'a écrit pour sa fille, à qui elle a toujours caché son métier. Une manière de se réconcilier avec elle-même et avec les siens.

Elle l'a aussi écrit pour toutes les adolescentes à qui l'on promet, un jour, de l'argent facile. À ces dernières, elle dit : " On ne s'élève jamais en vendant son corps, au contraire, on descend toujours plus bas, parfois jusqu'aux ténèbres... "

Mon avis...


Je tiens tout d’abord à remercier Paulette pour son témoignage fort, poignant et sans tabou. J’ai souvent eu du mal à réaliser qu’il s’agissait bien de la réalité et non d’une fiction.
D’abord l’enfance, ces années d’innocence où déjà les hommes vont lui faire du mal. Ces choses abjectes dont il ne faut pas parler à l’époque. Une jeune fille qui n’a jamais été préparée à la vie de femme. Une naïveté touchante mais dangereuse car savoir aurait pu lui éviter bien des malheurs. Une mauvaise rencontre qui va la conduire à Paris et à la Prostitution. Elle aura certaines périodes de non exercice mais comme elle le dit elle-même « pute un jour, pute toujours ». Linda est une femme qui aime la perfection et, bien qu’elle n’aime pas son métier, elle va le faire bien afin d’être la meilleure. Elle est belle, gentille, c’est une fée, une star.
A travers sa vie, on va découvrir ce métier qui change au fil des décennies. Les envies et fantasmes d’hommes et de femmes surprenantes ou dangereuses. La prostituée n’est pas là uniquement pour le sexe, elle est aussi un réconfort, une écoute attentive et de bons conseils. Un métier qui reste excessivement dangereux. Linda s’y fera des amies très chères et va y rencontrer des personnes qui vont prendre une place importante dans sa vie.
C’est aussi le récit d’une femme forte qui rêve d’être mère. Une maternité qu’on lui enlèvera d’abord de la façon la plus horrible qui soit pour ne lui laisser qu’un Ange qui l’accompagnera au fil des ans. Puis, une merveilleuse fille pour laquelle elle fera tout afin de lui assurer un avenir radieux.
Durant cette lecture j’ai été touchée par Paulette et toutes ses femmes qui l’entourent. On va y vivre l’horreur dont sont capables les hommes de plusieurs manières. C’est les larmes aux yeux que j’ai lu certains passages très difficiles. Ce récit, c’est aussi des instants de bonheur et de tendresse. C’est avec délice qu’on la voit prendre sa vie en mains et devenir une femme belle, forte et admirable malgré son métier si difficile.
Encore une fois merci Paulette, je suis admirative devant la bonté, le courage et la combativité dont tu as fait preuve.


 

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