"Le journal de Renia" Renia Spiegel


Auteure: Renia Spiegel
Titre: Le journal de Renia
Editions Les Escales
432 pages
Paru le 8 octobre 2020

Synopsis...


Pologne, 1939. Renia Spiegel a 15 ans et commence à tenir un journal. Elle couche sur le papier ses préoccupations d'adolescente : l'école, ses meilleures amies, ses rêves d'avenir. Apprentie poète, elle parsème son journal de ses œuvres.
Au fil des pages et des mois qui passent, les sujets se font plus graves. Pour Renia, qui est juive, et sa famille, les conditions de vie se détériorent. Jusqu'à ce que peu à peu, l'angoisse s'immisce entre les tranches de vie quotidienne. Autour de l'adolescente, l'étau se resserre et le danger se rapproche. L'horreur finira par la rattraper en juillet 1942 lorsque, cachée par la famille de son petit ami, elle sera dénoncée par un voisin. Renia meurt à l'âge de 18 ans, tuée par la Gestapo, laissant derrière elle un témoignage poignant.
Traduit pour la première fois en français, Le Journal de Renia est un document aussi nécessaire que bouleversant. Conservé par le petit ami de Renia puis transmis à sa mère qui n'aura pas le courage de le lire, il sera longtemps laissé de côté. Près de quatre-vingts ans plus tard, il est enfin publié.

Mon avis...


Le journal d’une adolescente, souvent décousu dans ses pensées mais très beau dans sa poésie. On y vit ses joies, ses peines, ses tourments affectifs et amoureux. On y découvre sa souffrance face à l’absence de sa mère, son sentiment de ne plus avoir de maison, sa volonté parfois affectée de garder l’espoir d’un futur possible après la guerre.
Mais voilà, avec cette lecture, je m’attendais à autre chose. Je n’y ait pas trouvé la valeur historique attendue. Oui cela se passe durant la guerre mais Renia n’y fait que peu de référence. Je comprends son envie d’avoir d’autres pensées et je ne peux la juger sur ce point mais je m’attendais à plus.
Il faut attendre les dernières pages du journal pour vraiment voir l’horreur exploser. L’épilogue et les commentaires de sa sœur Elizabeth sont eux bien plus riches sur les souffrances de l’époque, sur l’environnement dans lequel elles grandissaient. Mais aussi, on y découvre l’après-guerre.
J’ai aimé découvrir des photos en milieu d’ouvrage. Cela nous fait d’autant plus prendre conscience que ce récit est un témoignage et que chacune des personnes évoquées a vraiment existé.
Une lecture malheureusement en demi-teinte car j’ai trouvé sa valeur historique trop maigre par rapport à d’autres ouvrages similaires.


 

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